mardi 13 juillet 2010

Les 10 albums qui ont définitivement marqué ma vie musicale (mais pas que) Appetite for my own destruction last part

1. Guns And Roses – Appetite For Destruction


35000€

Ok. Je les vois venir les persifleurs. Typiquement, et je comprends (un peu), sur le papier ce groupe a tout pour déplaire. C’est l’apologie du système hollywoodien, un reliquat de l’ère Hair Metal que Nirvana a eu le bonheur de faire passer à la trappe, des égos surdimensionnés, etc. Et j’en passe et des meilleures. Ben oui, mais voilà. Il y a plusieurs raisons pour que je le mette en tête de liste celui-là.

D’abord, c’était ma révolte d’ado rebelle. Parce que quand je l’ai découvert celui-là, ben y avait pas grand monde en France qui connaissait. Et ça quand on est ado rebelle (sur le papier hein, j’ai jamais tué de chat. Ou alors y a longtemps. Et il sentait pas bon…), ben ça le fait grave. A l’époque, soit on écoutait Patrick Bruel, ou encore les résidus nauséabonds du Top50 finissant, ou on écoutait toute la clique Thrash, Mosh, Mets-ta-liquette, ou bien des groupes de Hair Metal. Le truc, c’est que les Guns and Roses, au début, tout le monde adorait et tout le monde détestait. Parce qu’ils étaient trop trash pour le Hair metal, trop mous du genou pour le Thrash et les mets-ta-liquette-lovers. Ne parlons pas des fans de Patriiiiiiiiiick. Qui trouvaient le chanteur bien trop blond et en plus il a pas une voix normale ce mec, ça couine. Alors voilà, se balader avec ça dans les oreilles en cour de récré, ben ça fait se sentir au-dessus de la mêlée. Mais. En fait cette partie là je m’en foutais un peu (j’étais invisible, alors faire rebelle…)

Non, ce qui m’a définitivement fait aimer, ben c’est les morceaux évidemment. Faut dire qu’il y a une palanquée de tubes monstrueux. A part 2 ou 3 trucs un peu moins évidents, y a que du tube. « Night Train », « Welcome To The Jungle », « Sweet Child O’ Mine », « Michelle », « Outta Get Me », … Bref. C’est une tuerie. Ca faisait des plombes qu’on avait pas entendu des MORCEAUX dans un album. Y avait des mièvreries, des démonstrations guitaristiques (remember, c’était la pleine période d’explosion des Satriani, et consorts…), mais pas de morceaux. Là pour le coup ça a été une claque définitive. Putain, y avait une intro, un couplet, un refrain, des solos ROCK (et pas des défilés de notes en veux tu en voilà), des fins, des délires, bref : l’extase. On reviendra plus tard sur certains morceaux en particulier, mais citons tout de go : « Paradise City », « Rocket Queen »…

Ensuite, il faut bien le reconnaitre, à un moment où j’apprenais la gratte, ben j’avais mon compte. Slash, est un des guitaristes les plus polémiques parce qu’il est à l’image du groupe. On aime et on déteste. Pourquoi ? Ben j’imagine qu’on se dit la chose suivante : il fait beaucoup de foin avec pas beaucoup de technique, blah blah blah… Et c’est vrai qu’il y en a une sacrée tripotée de plus techniques, mélodiques, sensuels ou tout ce qu’on veut. Mais bon, on s’en fout non ? Moi ces solos à la wha-wha (mine de rien, depuis les 70’s on avait pas entendu ça), et ce son si caractéristique, ben ça me mettait la tête à l’envers. C’est pareil, pourquoi on aime le bleu et pas le rouge ? Pourquoi je peux pas avaler une câpre sans retenir une forte envie de vomir ? Pourquoi l’espace et son infinité me fascinent ? Ben Slash c’est pareil. Faut pas chercher, c’est comme ça. Point. Izzy également était énorme. Ou plutôt l’accumulation fratricide des deux rythmiques, chacune d’un côté de l’écouteur du baladeur (Oui. A l’époque, bande de jeunes, on écoutait la musique sur des K7, qu’on avait amoureusement copiées depuis des vinyles, dans des espèces de machins gros comme … gros… qui avaient été inventés par le PDG de Sony, parce qu’il voulait faire du golf en écoutant de la zique.). Et là encore, innovation. Ou plutôt redécouverte. Le duo de gratteux, qui se sentent pas obligés de jouer à la tierce. Ah oui… Héron mes dents, n’était pas à la fête à l’époque non plus, thanks to the Guns And Roses. Z’ont tout de suite pris un coup de vieux les pépères.

<a href="http://wbbtmr.bandcamp.com/track/lunatic">Lunatic by Willy's Big Bang Theory Magic Revue</a>

Bon. Mais tout ça, ça nous amène à Axl. Axl Rose (c’est un William, comme moi, je pense que ça a dû jouer…). Ah qu’il est chiant ce mec hein ? Ah qu’il emmerde tout le monde et qu’il est irritant avec ces envies et névroses de divas mal léchées… Et oui, mais alors pour le coup, je vais le défendre à mort. Tout le monde vénère Kurt Cobain, en en faisant le porte étendard de toute une génération (en gros la même qui a écouté les guns les a laissés tomber pour Nirvana après). Il est vrai que le sieur Cobain a une aura très mystique, intellectuelle, introvertie et tout ce qu’on veut. Mais Axl, c’est le sale gosse américain par excellence. Et pas que. Parce que son histoire c’est une vraie apologie du drame Shakespearien dans ce qu’il a de plus dantesque. On commence dans un bled paumé du mid-west, avec un beau-père violeur qui ne lui fait pas de cadeaux. Le jeune gosse se barre à la ville en quête d’un désir absolu de reconnaissance et de … vie ? Les excès, la drogue, les caprices de star, tout converge vers un désir absolu de vivre à fond la vie qu’on lui a refusé dès la naissance. Là ou Kurt donne l’impression d’être un gosse de middle-class mal dans sa peau, mais sans raison véritable de l’être, Axl, fait plus penser à quelqu’un qui veut surtout pas être plaint, mais qui veut à fond vivre son truc. C’est l’impression que j’en ai, et ma foi, dans tous les lyrics de « Appetite For Destruction » on retrouve ce mythe fondateur : « Welcome to the jungle », c’est son arrivée à L.A., la confrontation avec la faune du coin, sa découverte que tout n’est pas beau et clinquant, mais pue l’urine et le crack. « Paradise City », idem. Enfin on pourrait en faire une liste longue comme le bras. Toute le monde déteste Axl, parce qu’il renvoie une image de l’amérique qui pue du bec. Kurt, lui, c’était la justification intello d’une amérique qui n’ose pas se regarder en face. Axl, lui, lui crache à la gueule, en même temps qu’il lui roule une grosse pelle.

Voilà. Appetite For Destruction, représentera pour moi toujours plus l’amérique que « Nevermind ». C’est pas pour lancer une polémique, mais plutôt pour y répondre avec mes mots à moi. Après tout c’est bien « Nevermind » qui a rendu les guns obsolètes du jour au lendemain. Et pourtant. Et ben pourtant, je pense que je finirai ma vie à écouter Appetite et pas Nevermind. Et je pense qu’il y a plus à entendre dans les paroles scabreuses d’Axl que dans celles emberlificotées de Kurt.

Paix à son âme quand même. Il écrivait de putain de belles chansons le salaud !

Ps : ah oui, les 35000€, c’est de la connerie. Je l’échange pas celui là.
<a href="http://wbbtmr.bandcamp.com/track/nasty-habits">Nasty Habits by Willy's Big Bang Theory Magic Revue</a>



vendredi 9 juillet 2010

Les 10 albums qui ont définitivement marqué ma vie musicale (mais pas que) Antépénultième part

2. Pink Floyd – The Wall




25000€

Arf. Et voilà, on tape dans les grands classiques. Et oui, mais je vous rappelle en tout bien tout honneur, que l’on parle ici des albums qui m’ont marqué à vie. Alors forcément les premières claques sont souvent définitives right ?

On pourrait parler en long et en large des qualités musicales de l’album (la guitare de Guilmour, les orchestrations, etc.), mais moi ce qui m’a profondément touché, c’est les qualités cinématographiques de The Wall. A 12 ans, on va pas se mentir, je parlais pas un pet d’anglais et pourtant, j’ai suivi toute l’histoire. Parce qu’inévitablement, des images apparaissent. L’idée de l’album concept peut paraître pompeuse, chiante, anti-spontanée, et tout le reste auquel je pense pas, mais « voir » une histoire, en écoutant un album a quelque chose de merveilleux au sens propre du terme.

Et des images il y en a. Des avions en piqué, aux milices marchant au pas, à la chorale de gamins sortis d’un vieux film d’horreur, et au jury grandiloquent et orchestré tel la « nuit sur le mont chauve » de Moussorgski, tout y passe.
Un aveu.

Il y a des albums comme ça que je ne peux écouter que :

  • Le soir.
  • Au casque.
  • Dans le noir absolu.
  • Dans l’isolation la plus totale.


Encore aujourd’hui, j’ai beaucoup de mal à écouter cet opéra en fond sonore lors d’une soirée ou un pleine discussion. J’ai l’impression de rater quelque chose.
Voilà. Ca c’est un album qui marque.

J’ai d’ailleurs écrit un « concept album » et j’admets sans honte avoir eu constamment en tête cette construction sonore Pink Floydienne.Avec cet album, tout peut me tomber sur le coin de la gueule je ne serai jamais triste. Bien sûr il y a de meilleurs albums de Pink Floyd, bien sûr on va me dire qu’aimer les Sex Pistols et le Floyd, faut pas déconner, c’est un peu dichotomique.

I am a dichotomic man.

Et maintenant j’adore créer des morceaux qui emportent, qui font voyager comme celui là :

<a href="http://wbbtmr.bandcamp.com/track/cornershop">Cornershop by Willy's Big Bang Theory Magic Revue</a>


See you soon for the number one of all times of will’s psychotic mind.

jeudi 8 juillet 2010

Les 10 albums qui ont définitivement marqué ma vie musicale (mais pas que) part 3

4. Sex Pistols – Nevermind The Bollocks


7500€

Oui. Vous allez me dire : “trop facile”. Effectivement, Nevermind The Bollocks, est un peu la pierre angulaire de beaucoup de critiques, journaux, magazines, fanzines, de rock, punk, etc. En passant par les Inrockuptibles (qui leur préfèrent probablement les Clash certainement moins bourrins à leurs yeux), Rock’n’Folk, etc.

Mais.

C’est normal. Parce qu’il y a dans cette escroquerie tout ce qu’on aime dans le rock. Ce n’est pas pour rien que ce groupe a une aura démentielle même encore maintenant et même après une reformation poussive et ridicule. Cela dit, elle ne pouvait qu’être ridicule la reformation… Non mais sans rire, des vieux qui chantaient « no future » qui se remettent ensembles pour de basses histoires de traites de maisons à finir de payer, de rails de coke à continuer de s’enfiler joyeusement, et j’en passe et des meilleures…

Il n’empêche que malgré tout ça, je dirais merci Malcom (Mac Laren). Merci d’avoir monté en épingle avec de grosses ficelles cette BOMBE. Que des tubes, de la hargne, de la rage, un véritable pamphlet surtout sorti à une période où tout le monde avait un peu perdu la foi dans ce genre d’exercice.

On passera sur les nombreuses théories qui pullulent à propos de cet album (en passant par Sid qui n’aurait pas joué ses parties de basse, idem pour Steve, …) pour se concentrer sur ce qui fait que miam :

Les morceaux sont des tueries. Sans rire, une suite ininterrompue d’hymnes rocks-hard-punk qui donnent seulement envie de se taper la tête contre les murs et de rentrer joyeusement épaules en avant dans son voisin (et pourtant je n’aime pas danser).

Il y a la synthèse de tous les haineux du rock depuis sa naissance (on pense à de nombreux chanteurs cinglés à la Little Richard) en entendant Johnny éructer ses paroles, et ça c’est bien. On a longtemps parlé de l’irrévérence des Sex Pistols envers leurs ainés, je n’y vois que de l’amour non dissimulé. Tellement flagrant qu’il fallait bien l’expliquer d’une manière ou d’une autre.

Il y a un truc quand même : je ne comprends pas comment un tel monument a pu accoucher de styles aussi variés que la new wave, cold wave, post punk et tutti quanti, qui sont à des années lumières de l’énergie salvatrice de tout ça… Bref…

Voilà, je mets 7500€ parce que même si je ne l’ai pas découvert à sa sortie, j’ai compris le jour où je l’ai entendu, qu’il n’y avait pas de clans, que la musique ne se définissait que selon un seul critère : celle qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Y a pas de juste milieu. Les Pistols étaient manichéens, comme on doit l’être en écoutant de la zique ou quand on en fait. La création ne souffre pas les compromis…


3. Black Crowes – The Southern Harmony & Musical Companion


15000€

Bon là, on rentre dans le lourd… Ben que dire… L’album correspond pile poil à l’image que je me fais de la zique que j’aime (je suis plus versatile, mais voilà…). J’avais complètement craqué sur le premier des Blacks Crowes (« shake your moneymaker »). A l’époque du Hair Metal finissant et du grunge démarrant, c’était une vraie bouffée d’air frais ces salopiaux de frangins teigneux qui faisaient du rock comme s’il s’était rien passé depuis « Exile on main street » et les premiers Faces. Mais les Crowes sont bien plus subtils et au fil du temps (et ça a commencé sur cette somme monumentale qu’est Southern Harmony…) ils ont intégré à leur rock basique pour faire remuer le gros orteil des accents sudistes, folk, country et tutti quanti.

On sent les chevaux qui demandent qu’à être lâchés sur tous ces brûlots  (« Sting Me », « Remedy », « No Speak No Slave », ce dernier tricotant l’un des riffs les plus monstrueux de la création, etc.), et sur ces fausses ballades qui montent qui montent (et qui donnent d’ailleurs lieu encore aujourd’hui en concert à de fabuleuses cavalcades débridées de parfois plus de 10 minutes) telles « My Morning Song »...

On ajoute à ce cocktail précieux, des musiciens au sommet de leur art (avec mention spéciale aux deux guitaristes : le riffeur Rich Robinson, et le soliste Marc Ford), un chanteur dans la plus grande tradition des hurleurs à la Rod Stewart. La section rythmique n’est pas en reste, et n’oublions pas l’orgue et les pianos qui apportent une couleur bienvenue à ce blues moderne crasseux et céleste à la fois.

On ne peut pas savoir avant de le vivre ce que cela doit être de ne plus pouvoir écouter un mythe fondateur de sa propre expérience musicale mais j’en demande 15000€ parce que j’estime qu’il vaut bien une bonne dizaine de grattes classieuses, qui me permettraient de reproduire à l’infini toutes les variations du rock que j’aime et qui se trouvent dans « The Southern Harmony & Musical Companion »

Allez, on laisse durer le suspense jusqu'à demain où je vous dévoilerai mes 2 armes ultimes contre les turpitudes de la vie...

Ps : n'oubliez pas une chose, ceci est ma liste des ALBUMS que je vendrais le plus cher au monde. Mais s'il s'agit de choisir un groupe ou artiste, alors évidemment la liste n'est pas la même... Idem si je devais choisir un morceau, etc.

lundi 5 juillet 2010

Les 10 albums qui ont définitivement marqué ma vie musicale (mais pas que) : Part 2.

7. Bob Seger & Silver Bullet Band – Live Bullet

1452€ (la précision, c’est très important, on ne le répètera jamais assez)

Bon là, on pourrait y passer des plombes, à décortiquer morceau par morceau… Live Bullet est un live – en concert donc – de Bob Seger dans SA ville, la motorcity, Detroit. Quand on pense qu’aujourd’hui tout le monde penser aux White Stripes quand ils entendent Detroit. Hérésie. Bob Seger est le héros de la ville et dans les 70’s, cet album a été une véritable bombe, une vraie carte d’identité pour ce coin complètement prolo des states. Il y avait eu les stooges, le MC5, Mitch Ryder… Mais Bob c’est Detroit. Et Detroit, c’est Bob.

Et si nous évoquions le Silver Bullet Band. La dream team. Là encore, on a encensé à juste titre, le E-Street Band de Springsteen qui évolue dans le même registre, mais le Silver Bullet Band, c’est LE groupe américain par excellence. Ca groove, ça funke, ça rocke (et pas qu’un peu), et ça ballade aussi parce que la tendresse c’est important bordel.

Quand à Bob, et bien il suffit de l’écouter chanter pour comprendre qu’il n’est pas là par hasard. En fait, on entend dans cet enregistrement de concert-en-live-devant-un-public-tout-acquis-à-la-cause-du-bonhomme tout ce qu’on aime et qu’on regrette ne pas avoir vécu d’un concert dans les 70’s.

Des rockers en bonne et due forme tels que « Let it rock », « Katmandu » (ah p’tain, mon morceau de air guitar favori de quand j’en jouais pas encore et même encore maintenant, je me prends à prendre la gratte pour accompagner le groupe là-dessus), et l’incontournable « Get Out Of Denver », meilleur morceau de Chuck Berry qu’il n’ait jamais écrit. Du funk et du Diddley rythm qui fait remuer le popotin (« I’ve Been Working », « U.M.C. », le bien nommé « Bo Diddley », …) et des tubes en veux-tu en voilà (« Beautiful Loser »,  « Nutbush city limits », « Turn the page », …). Le Live Bullet dans cet album aux airs de compilation de luxe, synthétise toute la musique américaine, dans ce qu’elle a de plus généreux.

Quant à moi, je mets 700€ pour l’album, et 752 uniquement pour la suite « Travelin’ Band/Beautiful loser » qui me file des frissons encore 20 ans après l’avoir écouté pour la première fois. Cette montée, ce solo, la voix, le groupe qu’est dedans… c’est… Pfuuuuu. File moi ta tune et casse toi, je te hais.


6. Georgia Satellites – Open All Night

2400€

Ouhouhouhouuuuuuuuu !!!!! OOooooooohhhh yeah !!!!!!

C’mon motherfucker !!! Kick out the jam !!

Ben oui, les Satellites, c’est des telecasters qui couinent, un Dan Baird qui raconte des histoires simples de gens simples sur des airs simples - un vrai storyteller comme dirait Manu Katché – sur des riffs et rythmiques hyper basiques. Encore plus basique que Status Quo par exemple. C’est dire si c’est basique. Et pourtant ça super marche. Et surtout ça donne envie de faire pareil. Je n’ai pas grand chose à dire de plus sur l’album, c’est un mélange de Faces et Rolling Stones qui auraient bouffé du lion et surtout le courant qui passe dedans me transporte. Ca ne s’explique pas. Ou alors il faudrait débattre et justifier pendant des plombes ce que je ne ferai pas. Par respect pour le propos hyper simple et direct de ce disque de ROCK.

Parce qu’on à beau écouter plein de trucs différents (il m’arrive par exemple, d’écouter du Yes… Non ne partez pas, ce n’est pas mal, c’est juste… Compliqué…), il faut quand même bien reconnaitre qu’une bonne chanson, simple, couplet/refrain/couplet/refrain/solo/refrain/solo-de-fin, c’est encore ce qui marque le plus et qui donne le plus envie quand c’est bien fait de se taper la tête contre les murs. Et oui. Ils en ont pris des coups les murs (ma tronche aussi par la même occasion). Tout ça c’est la faute aux Georgia Satellites. Les amis du gros orteil qui remue tout seul sans qu’on lui ait jamais rien demandé…

D’après les pubs, il y a des choses qui n’ont pas de prix. Haha. Pour vendre des cartes bancaires elle est bien bonne. Dans le cas d’albums de musique, ça devient plus vrai. Mais encore faut-il raison garder. C’est 2400€ à débattre, et si possible, si on pouvait éviter, ça m’arrangerait.

Et pour prouver ma bonne foi quand je dis que ça m'a influencé, et bien hop :




<a href="http://wbbtmr.bandcamp.com/track/medecine-man">Medecine Man by Willy's Big Bang Theory Magic Revue</a>


5. Beatfarmers – Pursuit of Happiness

5000€
Ok. Vous avez probablement remarqué qu’il y a beaucoup de musique ricaine ou assimilée (parce que s’ils sont australiens et suédois, force est de constater que le propos musical de Jimmy Barnes et Gluecifer s’apparente de près aux Etats-uniens…). Certes. Et ce n’est pas faute d’aimer et écouter quelques francophones : Brel, Noir Désir, Eiffel, d’autres… Mais la zique qui me prend aux tripes c’est celle qui vient des grandes plaines des Amériques. Et qu’est-ce qu’on y peut ? Et d’abord pourquoi je devrais en avoir honte ? J’en entends ici ou là dire que ce n’est pas normal, que c’est ne pas défendre ses valeurs, celles de sa patrie, de sa culture… Blaaaaaa blaaaaa blaaaaaaa. A tous les pisses-froids qui me reprocheraient de ne pas faire honneur à la grandeur de la France, etc. Je dis FUCK. Ok ?

Non mais manquerait plus qu’en plus j’écoute du rock français (oxymore) parce que je suis français et que si je ne le fais pas, ben c’est mal. Attention. C’est comme croiser les fluides, ça peut annihiler l’univers.

Cela étant dit, si je suis près à laisser les Beatfarmers pour 5000€, c’est parce que c’est encore une fois un groupe honnête, sincère, qui se donne à fond, et qui écrit des chouettes morceaux. Pas des œuvres qui vont faire  date dans l’histoire de la musique peut être, mais dans la mienne oui. Et ça c’est vital. Alors foncez écouter (très dur à trouver aujourd’hui…) le blues-rock, la country, la mélancolie ou la déconne des Beatfarmers. Encore une fois vive les telecasters.

Haha. J’en vois d’ici qui rigolent. « ouaiiiiiis, il explique pas pourquoi il aime et en quoi ça a  changé sa vie c’est nul, tout çaaaaaaaaaa… ».

FUCK.
Ok ?

Et puisque vous le demandez, voilà un exemple de ce que ça m'a donné envie de jouer :

<a href="http://wbbtmr.bandcamp.com/track/bonfire-of-vanities">Bonfire Of Vanities by Willy's Big Bang Theory Magic Revue</a>

dimanche 4 juillet 2010

Les 10 albums qui ont définitivement marqué ma vie musicale (mais pas que)




A lire, ce bouquin qui retrace la vie d’un ado dans une ville perdue au fin fond du Dakota (du nord) et qui voue un culte au Heavy Metal. Plus qu’une bio, c’est un essai sur ce style. On peut ne pas aimer ce genre et apprécier malgré tout l’écriture parce qu’elle touche à ce qui fait qu’on aime tel ou tel album, groupe ou morceau. Malheureusement, ce premier bouquin du grand Chuck  Klosterman est introuvable en français (et en France, voire même Belgique, c’est dire s’il n’est pas trouvable). Le plus simple : un petit aller retour à San Francisco (là où je l’ai trouvé).

Donc, dans ce Fargo Rock City, Chuck donne sa liste d’albums préférés, sous un angle assez particulier. Il ne va pas mettre l’accent sur la technique, la qualité du son, etc. mais sur ce qui l’a touché, et qui a changé sa vie. Et pour chaque album, il quantifie le montant de dollars qu’il serait prêt à accepter dans le cas hypothétique où un malandrin tenterait de lui faire arrêter TOTALEMENT d’écouter l’album en question. Pas chez lui, mais non plus au juke-box du coin, sur Deezer, ou même au supermarché, alors que bon, quand même, au supermarché pour choisir les bonnes tomates, on a toujours besoin de bonne zique… On dit qu’on peut tout acheter… 

Malheureusement pour moi, j’ai perdu (ou on m’a emprunté sans jamais me le rendre) ce monument littéraire et je ne sais plus combien il prenait pour son album favori de tous les temps (on va y revenir, il se trouve que c’est le mien aussi !! Joie.)

Voici donc la monétisation de ma passion.

10. Johnny Winter And – Live


En échange de 500 €.

Si je devais citer un guitariste parmi la myriade que j’écoute qui définirait le mieux le style que j’aime jouer, ça serait lui. L’albinos. On ne parle pas de style musical, non non, mais bien de type de jeu de guitariste. Ca fait un peu geek et pourtant dans tous les forums de zique, c’est une épreuve à laquelle se collent tous les jeunes impétrants « newbies » et qui finit toujours en larmes ou à base d’insultes plus ou moins vertes. Evidemment, John Frusciante remporte haut la main la palme du plus cité par ces sus-nommés newbies. Chez lui (Winter, pas Frusciante, mon dieu…), ce que moi j’aime, c’est la hargne, le besoin de sortir des soli à la limite du juste, parce que c’est NECESSAIRE. Entendez par là, qu’il doit les jouer sinon il pourrait en mourir. 

C’est pas appliqué, plein de pains, et bordel que c’est bon. A base de gros blues (Good Morning Little School Girl, It’s my own fault), de reprises qui sentent bon la crasse punk irrévérencieuse et respectueuse en même temps (Johnny Be Goode, un medley de vieux rock’n’roll, et la monumentale cover de Jumping Jack Flash), Johnny se livre à des ruades monstrueuses, balancées pour la plupart en duo (aahhhhh, les duos de guitares solo !!) avec l’excellent Rick Derringer. Ca crache, ça bataille, ça sue, c’est du rock’n’roll comme il devrait toujours être. Le tout culmine avec l’énôôôôôrme Meantown Blues qui balance un vieux riff à la John Lee Hooker, pour le transformer en une ode à la gratte qui bouffe la poussière. Du jour où j’ai entendu cet album, j’ai su que jamais, jamais, malgré toute la meilleure volonté du monde, je ne jouerais à la manière de Birelli, ou Metheny, ou autres que je trouve – malgré tout le respect que je leur dois – bien plus chiants que pépère. 

Bref, 500€, parce que je suis pas exigeant et peu dépensier, et qu’il faut pas abuser non plus, mais ça les vaut plus que largement. C’est cadeau.


9. Gluecifer – Basement Apes


                645€ (soyons précis)

-          T’en veux ?
-          De quoi ?
-          Ben du gros qui tâche suédois…
-          Ahhhh du thrash !!! Euh non pas trop non…
-          Ah non, là on parle plutôt de la mouvance High Energy dont les fers de lance sont les Hellacopters, Hives et consorts.
-          Ah ok…

Soyons honnêtes. Mes préférés du genre, c’est les Hellacopters (paix à leur âme), mais le meilleur album, celui qui détruit tout sur son passage, qui est plus puissant, plus mélodique, plus groovy, plus technique, plus… tout… Ben c’est Basement Apes. La référence calembouresque à l’univers de Bob Dylan, ne peut être qu’une marque de bon goût mais ne pas s’attendre à de la ballade Country Folk hein… C’est pas compliqué, TOUS les morceaux de l’album sont des tueries… TOUS. Pitain c’est pas compliqué quand même… Reversed, Brutus, Easy Living (pitain de morcif !!!), Little man, … Y en a pas un en dessous. On dirait les Kinks qu’auraient fricotés avec le MC5… J’ai écouté quasi en boucle cet album en allant bosser le matin dans le métro parisien pendant pfiouuuuuuhhh… Deux ans facile. Le pire c’est qu’en rentrant je le remettais. Have mercy. Les 45€ en plus c’est pour l’humour et le références que j’aime (Black Lodge Book, Twin Peaks, tout ça…)


8. Jimmy Barnes – Barnestorming


                805€

                Et voilà. Comment est-il seulement possible de cautionner du Rock FM ?? Bah oui, mais c’est du Rock FM australien. Pour simplifier, le bonhomme est l’équivalent australien de notre Jauni Holyda national. Musicalement rien de phénomalement neuf, et pourtant, madre mia, mais qu’est-ce que j’aime écouter ça. 

C’est d’abord un uppercut lors de la découverte de l’album « Freight Train Heart » du même Monsieur. Et ensuite c’est l’escalade aux rideaux avec cet album live de la tournée qui a suivi l’album. Du grand art. A la grande différence d’un Johnny (faut bien des éléments de comparaison, ne me blâmez pas pour celui là), le mec et son backing band de luxe ont la patate et revendiquent une certaine forme d’honnêteté très louable. 

C’est FM certes, mais pas de chichi ça reste du whouam babeloubam et lamebamebou basique. 1,2,3,4 let’s go !!! Du coup, le côté schyzophrène du truc (soupe version rock’n’roll) ne pouvait que me plaire. Et puis excusez du peu, mais Johnny Diesel (du groupe au nom le plus improbable de l’histoire : Johnny Diesel & the Injectors) à la gratte c’est juste trop la classe. Freight Train Heart, Lessons In Love, Paradize, Do Or Die, c’est du Springsteen joué pied au plancher toutes guitares dehors, y a du gros lourd façon ballade FM 80’s qui font plus penser à des gros blues (Waitin’ for the heartache, When A Man Loves A Woman – super version – etc.) 

Après avoir vu le gugusse en concert, j’ai changé ma conception de ce que devait être un show rock’n’roll : désormais ça ne sera que de la sueur, et des mecs qui crachent leurs tripes et donnent tout ce qu’ils ont, même s’ils jouent dans un cagibi indigne de leur stature internationales (c’était l’Arapaho, bande de jeunes). Depuis ce grand monsieur qui a été leader du plus grand groupe australien méconnu (les Cold Chisel), a eu une opération du cœur, et fait maintenant dans la guimauve difficilement défendable, mais à cette époque c’était le nirvana. Mes pulsions les plus inavouables (Rock FM) mélangées à du très honorable (rockab’, etc.)


La suite au prochain numéro...




samedi 3 juillet 2010

Mais d'abord, qui es tu Will qui se la joue tyran ???



Ok, pour commencer, j'ai plus l'âge de jouer du rock avec des velléités de devenir un jour super connu. 38 ans, c'est un bon âge pour commencer sans se prendre la tête à savoir si ça va plaire ou pas. Le mot d'ordre : ENJOY. Si ça me plait c'est suffisant pour moi.

J'ai joué dans des groupes depuis l'adolescence et les boutons qui vont avec. Et mine de rien pendant 15 ans avec penthotal.



Maintenant je joue chez les Wild Dishes


On est 3, on est français, on vit en Gelbique et on se marre bien. On a envie de faire des concerts. Et franchement, ce qu'on fait nous plaît terriblement.

MAIS.

Parce qu'il y a toujours un mais spa ? Moi les solos à rallonge, les morceaux qui s'étirent sur un quart d'heure et autres joyeusetés, c'est mon truc. Alors je joue aussi tout seul, pour pas laisser ses idées et moments de bonheur au fond de la cave.

Vala. C'est tout pour l'instant, mais plus tard, vous découvrirez ma tronche, mon quotidien et tout ce qui me sert à enregistrer. ;)

jeudi 1 juillet 2010

Hello New World !!!!

Et voilà. Le Willy's Big Bang Theory Magic Revue a son blog !!!

On va essayer (je dis on , mais en fait je suis tout seul) de vous faire partager la vie d'un groupe composé d'un tyran qui fait ce qu'il veut et dicte sa loi aux autres membres du groupe.

C'est un peu schizophrénique, mais tellement jouissif de n'avoir pour seule autorité que soi-même...

En attendant, allez faire un tour sur le Bandcamp du WBBTMR (pour les intimes), c'est là que finalement se trouve ce qui nous intéresse tous...



<a href="http://wbbtmr.bandcamp.com/album/dixieland">Bonfire Of Vanities by Willy's Big Bang Theory Magic Revue</a>